mercredi 11 décembre 2013

Panier du 12 décembre 2013 : parfum de vacances

Panier de 10/11 €
  • 1 kg de pommes de terre Mona (1,50 €)
  • 1 chou blanc (1,50 €)
  • 1 part de courge (2,50 €)
  • 1 kg de pomme compote (1,80 €)
  • 0,8 kg de carotte (2,00 €)
  • 1 salade ou 2 oignons (0,70 €)
Soit un panier d'une valeur de 10,00 €

Panier de 15/16 €
  • 1 kg de pommes de terre Mona (1,50 €)
  • 1 chou blanc (1,50 €)
  • 1 part de courge (2,50 €)
  • 1 kg de pomme compote (1,80 €)
  • 0,8 kg de carotte (2,00 €)
  • 1 salade ou 2 oignons (0,70 €)
  • 0,7 kg de poireau (1,89 €)
  • 0,3 kg de chicorée rouge (2,13 €)
  • 2 radis noir (1,00 €)
Soit un panier d'une valeur de 15,02 €

Panier de 20/21 €
  • 1 kg de pommes de terre Mona (1,50 €)
  • 1 chou blanc (1,50 €)
  • 1 part de courge (2,50 €)
  • 1 kg de pomme compote (1,80 €)
  • 0,8 kg de carotte (2,00 €)
  • 1 salade ou 2 oignons (0,70 €)
  • 0,7 kg de poireau (1,89 €)
  • 0,3 kg de chicorée rouge (2,13 €)
  • 2 radis noir (1,00 €)
  • 0,3 kg de pissenlit (3,60 €)
  • 2 salades (1,40 €)
Soit un panier de 20,06 €

La chronique de Céline

Cette semaine a le parfum des vacances. L’escalier est devant nous, chaque marche est un délice.

Même s’il faut l’avouer, une certaine nostalgie me serre le cœur quand je regarde le rez-de-chaussée. Avec amusement, j’ai parcouru la dernière nouvelle de 2012 et je me rends compte que je ne savais pas à quel point cette année serait une année de semis…

En un an, beaucoup de choses ont changé.

Certaines prévisibles : le départ d’Albert pour sa retraite au Portugal, et c’est avec amusement que l’on se rappelle son premier jour. En 2003, année de la canicule, il est arrivé aux premiers jours d’Août. Il est venu nous rejoindre, ma mère et moi, dans la serre Polimestroï pour tailler les tomates. La chaleur y était telle qu’on s’est transformé en bonhomme vert à transpirer toute l’eau de notre corps en se frottant au feuillage des tomates. 

Le déclin de mes grands-parents, qui tout en étant actifs arrivent à 90 ans, donc ne sont plus dans les champs et nous laissent leurs p’tits boulots sur les bras.

La fin du contrat d’apprentissage de Dudu qui est retourné chez son père faire du maraîchage.

La retraite de mon père, qui même si elle n’est pas encore effective, nous laissera tout de même avec des heures en plus, plus, plus…

D’autres l’étaient moins : le nouveau cancer de ma tante, qui même si elle ne travaillait plus que peu était toujours là pour les coups de bourre, pour les fraises, les haricots, surtout les haricots, pour nous faire rire, pour nous agacer, pour apporter des croissants à Carlos et Albert le samedi matin, pour ne pas prendre de vacances, et pour aussi, parfois, remplacer ma mère dans nos cœurs. 

Le départ de mon frère, certes pas passionné par le maraîchage, mais tout de même là pour Maisons-Laffitte, pour tondre les pelouses et aussi entre les serres, pour que je puisse me disputer fortement, pour avoir quelqu’un à traiter de « sale con » ou qui nous fasse râler, en ajoutant : « je suis taquin » mais il faut dire que quelques années de galère, dont 2012 qui a failli nous engloutir, cela donne à réfléchir, donc changement d’herbage réjouit les veaux !

Des mariages, qui pour le moment ne changeront rien (encore qu’un mariage au Portugal pour Carlos en Août signifie plus personne dans les champs…), mais chacun sait qu’il y aura des bébés et avec les bébés des congés et un changement de priorité.

Et moi, qui a réussi à me détacher des légumes pour ne pas m’y perdre, qui a envie de voir mes filles grandir autrement qu’entre 2 pieds de tomates, qui n’a pas envie de n’avoir que les champs et qui se souvient d’avoir dévoré « La terre » de Zola à 15 ans en se disant qu’en un siècle et demi, rien n’avait changé, qu’on tuerait toujours père et mère pour un lopin de terre. J’aime les gens que je rencontre, que ce soit sur les marchés où nous avons notre chouchou à qui on cueille des orties, ou Agathe qui porte le nom de ma fille et qui aime la pdt Agata, ou Mme Legris qui râle toutes les semaines mais qui a enterré toute sa famille, ou l’ébéniste avec qui on est très libre en parole et il y en a plein, plein, plein. Et parmi les amapiens que ce soit Guillemette qui me disait « Les enfants ne sont pas toujours faciles à l’adolescence, mais les voir grandir est magique. » (et j’espère me souvenir de cette phrase quand les miennes y seront), ou leur gentillesse au décès de ma mère ou à la naissance des filles, ou quand on amène des petits bouts qui me rendent un carnet avec des rimes sur les légumes et ma tête a encore tout plein d’autres exemples.

Et pour continuer, il va falloir venir pour arracher les carottes, puis les poireaux et après d’autres légumes. Et pour ne pas que cela en lasse certains, il va falloir une participation de tout le monde, loin ou pas loin. Pas tout le temps mais ponctuellement, parce que je veux bien travailler mais je n’en ferais pas plus que je ne le pourrais.

Bonne semaine

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